Face à la raréfaction des financements et à la complexité croissante des enjeux territoriaux, un constat s'impose : les grands projets d'infrastructure et d'aménagement ne peuvent réussir que s’ils sont coréfléchis, depuis l’idée originelle, jusqu’au financement et à la réalisation opérationnelle.
Pendant des décennies, nous avons laissé se creuser un fossé entre ceux qui conçoivent les projets et ceux qui les modélisent financièrement.
Le résultat ? Des modèles économiques parfaits sur le papier, mais qui se fracturent à la première confrontation avec la réalité du terrain. Des budgets qui dérapent et des chantiers qui s’éternisent.
Penser la finance comme une traduction du réel
Un modèle financier n'a de valeur que s'il est le reflet des contraintes physiques et opérationnelles d'un projet. Cela suppose de sortir d’une logique de modélisation abstraite. En d’autres termes : il faut redescendre sur terre.
Cette philosophie, c'est celle qui anime au quotidien les professionnels du conseil de Egis. “Loin des réflexions hors sol, nous explorons toutes les hypothèses et anticipons le réel pour aider le client à choisir et décider" comme le rappelle Jérémy Maillot, Chef de projet en ingénierie financière chez Egis. "Il ne s'agit pas de simplement rentrer des chiffres dans des cases. L'enjeu est de traduire l'essence même des projets pour coconstruire des hypothèses d'investissement viables, en lien direct et permanent avec l'expertise technique du terrain."
Faire dialoguer l'ingénieur et le financier n'est pas une option, c'est la seule méthode valable pour passer d'un projet théoriquement viable à un projet effectivement finançable.
Le terrain comme seul juge de paix : l'hybridation en actes
Une équation technique et financière, aussi rigoureuse soit-elle, ne suffit pas à faire aboutir un projet. Pour dénouer des équations où coexistent enjeux environnementaux, ambition architecturale, intérêt général et contraintes économiques, la maîtrise des mathématiques ne suffit plus : il faut une compréhension intime des rouages décisionnels.
C'est ici qu'interviennent des profils d'un genre nouveau, capables de naviguer sans biais entre ces différents mondes. L'expérience de Florence Mas, Directrice de mission, illustre parfaitement ce besoin : son parcours atypique, forgé à la croisée des secteurs public et privé , est la clé pour structurer les gouvernances et les montages contractuels les plus complexes (concessions, partenariats Public-Privé, subventions et financements européens…).
